Caroline-Gaudreault-ImmophotoPartie 1

La formation :

La photographie immobilière a fait son entrée dans le marché de l’immobilier il y a une dizaine d’années et connait une forte croissance depuis les trois dernières années. Elle n’est pas enseignée dans les institutions d’enseignement, mais on retrouve quelques ateliers dans des boutiques spécialisées en photographie. Il n’y a pas de certification et d’accréditation nécessaire pour être photographe. Même si la photo semble accessible à tous, cela reste un métier professionnel. Une formation de base en photographie aidera à bien connaitre l’art de la prise de vue, la maitrise de l’équipement et la manipulation des logiciels. Sans ces connaissances, c’est comme rouler en pilote automatique, moins la compréhension. Le métier de photographe se donne dans plusieurs institutions au Québec, par l’entremise d’un DEC, d’une AEC ou d’un DEP. À travers ces différents programmes, les futurs photographes apprendront les connaissances inhérentes à la bonne maitrise de la photographie et à une meilleure connaissance du marché. Ce que vous offre un photographe est bien plus qu’un simple clic! C’est tout un bagage de connaissances, lorsqu’il travaille pour vous.

Toutefois, encore aujourd’hui nombre de photographes sont autodidactes et je me compte parmi eux. Bien que j’ai quelques formations et certifications en photographie, j’ai appris la photographie immobilière sur le terrain! Cela dit, peu importe le domaine de la photo, la base demeure la même! Et n’oubliez pas, assister un professionnel peut grandement vous aider à acquérir des connaissances sur le métier.

Le métier de photographe immobilier lui, est peu connu – et reconnu – de ses pairs. Il se rapproche de la photographie d’architecture dans une certaine mesure, et tout comme pour l’architecture, il est très exigeant sur la qualité photo. L’immobilier est un créneau récent de la photographie professionnelle et il est malheureusement inondé de photographes amateurs qui n’ont pas nécessairement les connaissances techniques requises pour affronter ce marché spécialisé. Et faute de budget, cela fait en sorte que les photographes de métier ne sont pas des plus intéressés par ce domaine qui en conséquence, attire les amateurs. Nous vivons le début d’une vraie profession – la photographie immobilière – qui a tout sont sens dans le marché d’aujourd’hui! C’EST l’image de l’immobilier et il est le marketing des propriétés! Tous connaissent l’importance du marketing aujourd’hui et que cela nous plaise ou non, tout passe par là. C’est dans cette perspective que ce métier prend forme et qu’il se taille graduellement mais sûrement, une place auprès des professionnels de l’immobilier.

Il y a au Québec et ailleurs en Amérique, plusieurs photographes pionniers dans le domaine et aussi plusieurs nouveaux qui savent exceller. Ils ont une maîtrise de l’image, avec une signature visuelle, ayant saisi l’art de la présentation et de la vente de produit. À chacun son style bien évidemment, mais il ne faut jamais oublier qu’il y a des notions essentiels dans un reportage immobilier. Nous en parlerons plus loin.

En passant, j’aimerais tout de suite corriger un mythe: le HDR n’est pas synonyme de Haute Définition! Le HDR ne vous offrira pas nécessairement une qualité photo, mais ne vous inquiétez pas, je reviendrai sur ce point dans un autre billet.

 

Dans la partie 2 : La réalité du métier