Photographe: Pierre-Yves CôtéLes courtiers entendent souvent leur photographe dire « je travaille en balance de blanc automatique » ou encore « la température de couleur de la maison varie ».

Nous avons parfois des conversations un peu… particulières. Mais ne vous inquiétez pas, ça se soigne! Mais savez-vous vraiment de quoi votre photographe parle?

Je vous explique! Et la prochaine fois que vous voyez votre photographe, surprenez-le et demandez-lui: « travailles-tu en blanc automatique ou en degré Kelvin? »

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Allez, on regarde ça!

Tout d’abord, lorsqu’un photographe parle de balancer ses blancs, c’est qu’il ajuste son appareil afin de restituer le mieux possible les réelles couleurs de l’endroit photographié. En immobilier, nous travaillons avec des éclairages variés (tungstène, néon, DEL, soleil direct et indirect, de matin, midi et soir), aux températures de couleurs aussi variées. Il ne s’agit pas de tout aseptiser et neutraliser, mais simplement d’équilibrer de manière réaliste, en utilisant techniques, jugement et créativité au service de l’information qu’est l’image. Pour le bénéfice du courtier et de son vendeur.

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3 méthodes

Première méthode: l’utilisation de l’option balance de blanc automatique (la plus courante), l’utilisation d’une pré-programmation dans l’appareil (là dans le menu de l’appareil où vous voyez le néon, le nuage, le soleil, le tungstène, la petite maison et l’éclair), ou encore en choisissant manuellement le degré Kelvin.

Lorsque le photographe utilise l’option Blanc Automatique de l’appareil photo, il demande à son appareil de juger de la meilleure balance de blanc possible. Or, cette balance de blanc (donc le degré Kelvin) peut varier  d’une image à l’autre, d’une pièce à l’autre. 

Comment l’appareil utilise-t’il son jugement?  Fixez une pièce avec vos yeux; demandez à votre cerveau de ne sélectionner que 60% de ce que vous voyez; ensuite, jugez de la balance de blanc nécessaire, en évaluant les nombreux degrés kelvin qui sont dans cet espace (60%). C’est un peu ainsi que l’appareil fait son travail. Il peut toutefois sensiblement modifier sa balance de blanc dans une même pièce. Donc le photographe réajuste le tir, à la post-production, afin que l’équilibre entre les images dans une même pièce, une même résidence soient respectées.

Malgré les technologies, on ne peut jamais s’y fier complètement. Les recettes qui font tout, n’existent pas en photographie professionnelle.

Autre option: Lorsque le photographe utilise une pré-programmation tel le soleil, c’est qu’il présume de la température de couleur dominante et choisit une sélection qui permettra d’avoir une image équilibrée.

La dernière! S’il choisit de travailler avec les degrés Kelvin (et fort probablement la modifiera à l’occasion à l’intérieur d’un même reportage), c’est qu’il désire agir de manière ponctuelle en ajustant sa température de couleur, à l’oeil! Et oui, l’oeil est bien plus sensible et précis que n’importe quel appareil photo! Faites-lui confiance!

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Une pièce, trois options

À partir de l’image qui suit, on peut penser que si je photographie un loft lumineux, sans lumière artificielle et éclairé naturellement par le soleil, en milieu de journée, je peux utiliser le blanc automatique de l’appareil (qui va probablement tourner par lui-même autour de 5500K) ou encore utiliser l’option pré-programmée Soleil, ou si je suis du genre pointilleux, j’utiliserai un degré Kelvin… à l’oeil!

Temp-de-coul

 

 

Vous venez donc de découvrir l’un des outils de travail de votre photographe et comprenez mieux comment il travaille et ce qu’il utilise!

Alors la prochaine fois, demandez-lui: « Blanc automatique ou degré Kelvin? »

 

– Patrice Bériault